Minova / Kalehe, 7 août 2026 — Soixante-dix femmes et hommes déplacés, retournés ou hôtes de la cité de Minova ont reçu, le 7 août 2026, leur certificat de formation professionnelle ainsi qu’un kit complet de réinsertion économique, dans le cadre du projet « Relance économique pour une résilience durable des familles déplacées, retournées et hôtes de la cité de Minova ».
Après six mois de formation — trois mois d’enseignement théorique intensif suivis de trois mois de pratique dans leurs filières respectives — les bénéficiaires ont d’abord été soumis à un test individuel de compétences techniques, avant de procéder à une démonstration pratique de leurs réalisations en maraîchage, coupe et couture, ou pâtisserie-boulangerie. Cette double évaluation a permis de vérifier concrètement leur maîtrise des techniques enseignées.
Au terme de ce processus, l’ensemble des 70 apprenants a satisfait aux critères établis et reçu son certificat de formation, reconnaissance officielle de compétences professionnelles désormais acquises. La cérémonie s’est poursuivie par la remise des kits de réinsertion, adaptés à chaque filière :
- Maraîchage (40 bénéficiaires) : semences de chou, d’amarante, de poireaux, d’oignon et de pomme de terre, ainsi que houe, bêche, râteau, arrosoir, pulvérisateur et pesticide.
- Coupe et couture (20 bénéficiaires) : machine à coudre Panama complète avec table, table de coupe, ciseaux, fer à repasser et machine presse-bouton.
- Pâtisserie-boulangerie (10 bénéficiaires) : braseros, ustensiles de cuisson, machine à décorer les gâteaux, balance, farine, sucre et huile de friture.



Ces kits doivent permettre à chaque bénéficiaire de démarrer ou de renforcer immédiatement une activité génératrice de revenus, et de contribuer ainsi à l’amélioration progressive des conditions de vie de son ménage.
Présent à la cérémonie, BUSHASHIRE KAMANDA Justin, leader communautaire, a salué la portée de l’initiative : « Bien que de taille modeste, ce projet revêt une grande importance pour les populations de Minova. Il contribue non seulement à la lutte contre le chômage et le sous-emploi, mais également à l’autonomisation économique des personnes jadis vulnérables. » Il a exprimé le souhait de voir l’initiative étendue à davantage de bénéficiaires et reproduite dans d’autres communautés vulnérables.
Le projet prévoit désormais une formation complémentaire en entrepreneuriat, ainsi qu’un suivi-coaching individuel des bénéficiaires afin de consolider les acquis et d’accompagner le lancement de leurs activités.

La Rédaction